"On vous l'avait dit". Cette phrase résonne dans la tête de tous ceux qui, comme nous, se sont acharnés à démontrer pourquoi Sarkozy
ne valait pas un kopek comme Président.
Un an après - jour pour jour - le constat est
terrible pour la droite : la sarkomania est non seulement finie, mais la France est en plus définitivement anti-Sarko. La désillusion est à la hauteur des espérances : l'interminable liste de
promesses (on parle de 490 !) s'est transformée en annuaire des échecs d'un Président devenu impotent par sa seule faute.
Comme Chirac, comme Mitterrand, Sarkozy a déçu en moins d'un an... à tel point que ses électeurs d'hier se cachent aujourd'hui. Difficile en effet de
fanfaroner : les sarkozystes sont en voie de disparition. Cette amnésie est certes risible. Mais elle n'est que l'inévitable résultat d'une politique de caste, d'une blingblinguisation de la
fonction présidentielle, d'un gouvernement incompétent réduit à l'impuissance, d'une volonté de réforme simplement budgétaire, de paquets fiscaux outranciers, d'une politique étrangère illisible,
d'une arrogance qui n'est définitivement pas à la hauteur des capacités de la clique au pouvoir.
Un an. Un an pour perdre un crédit inégalé depuis de Gaulle. Un an pour décevoir l'immense espoir que beaucoup avaient à tort placé en lui. Un an pour un
bilan : des erreurs, des erreurs, et encore des erreurs. Le courage politique, cette notion si absente du vocabulaire de la droite du XXIè siècle, voudrait qu'un chef de l'Etat si décevant ait
déjà démissionné - ou dissout l'Assemblée ? Mieux vaut pourtant s'agripper à ce pouvoir tant convoité et si difficilement conquis. Son "énergie", son "dynamisme", autrefois tant vantés, Nicolas
Sarkozy les emploiera aujourd'hui à durer, à ramer pour nous convaincre qu'il valait le coup.
On le croyait unique, meilleur, nouveau... Du bourrage de crâne messianique dont on voit aujourd'hui le résultat. Ou plutôt : dont on ne voit pas le
résultat. Quoi qu'on pense du programme de Sarko, on ne peut nier qu'il a suscité l'espoir pour une partie des Français, qui rejoint aujourd'hui les convictions que nous partageons depuis 2004 :
Sarkozy, c'est du bidon.
L'anti-sarkozysme triomphe aujourd'hui en France. Cet état de fait
nous impose de nous poser cette question : en quoi l'anti-sarkozysme est-il subversif au soir du 6 mai 2008 ?
bast64 et tous ceux qui luttent contre la démagogie maladroite, l'incompétence crasse et l'arrogance insupportable de cet individu n'ont aujourd'hui qu'une
chose à faire : crier victoire.
End of transmission
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
1
La rédaction de votre blog favori tient à s'excuser pour la petite baisse de régularité dans la publication des articles. D'importants
changements ont eu - et vont avoir -lieu... pour votre plus grand plaisir. A très vite les amis.
recommander
publié dans :
bast64
par Bast
2
Ce n'est pas parce qu'on dirige le pays qu'on ne sait pas s'amuser !
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
2
Parce qu'un petit fou rire n'a jamais fait de mal, et que c'est tellement madjicole d'entendre Sarkozy parler anglais... :
" I want ze popol and I am in ze bilouque. It ize magnifical ! "
Extrait unbelievabeul du Petit Journal Actu du 27 mars 2008.
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
1
Le chemin de croix de la représidentialisation est encore long...
bling-bling !
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
0

Pourquoi ? Il m'a fallu au moins quatre jours pour arriver à comprendre le sens de la nomination de Nadine Morano à la Famille. Pourquoi avoir pris une telle décision, seulement 48 heures après un vote sanction aussi massif ? Et bien j'ai trouvé. Nadine Morano est un
épouvantail pour la gauche : elle est à la fois bête et méchante. Sa mauvaise foi fielleuse ("la gauche est du côté des assassins et des tueurs d'enfants") et son sarkozysme
insuportablement zêlé n'ont d'égal que l'arrivisme incommensurable qui transpire de son discours puant d'arrogance. Nadine Morano au gouvernement, c'est un message clair de Sarkozy :
"Maintenant, les municipales, c'est fini. Il n'y a plus d'élections, alors bas les masques : on passe aux choses sérieuses. Place aux services rendus, place aux amis, place aux
récompenses en tout genre et autres renvois d'ascenseur". Morano se voit ainsi récompensée pour ce rôle de chien d'attaque qu'elle a parfaitement joué depuis deux ans. Sa seule
légitimité, c'est sa cote en cour. Sa seule valeur politique, c'est sa haine ostentatoire de la gauche. C'est tout un symbole. Non seulement Boutin reste, mais en plus Morano
arrive. Cela éclipserait presque la promotion du caniche Jégo, lui aussi gravement contaminé par le virus de l'antigauchisme primaire. C'est à croire que ces gens-là sont considérés par la
Sarkozye comme des nuisibles qu'il vaut mieux garder sous contrôle...
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
1
Numéro d'offre
: 308072V (Offre actualisée le 18/03/2008)
MINISTRE DE LA REPUBLIQUE, SECRETAIRE D'ETAT, MINISTRE "DE MISSION" H/F (Code ROME : 44472)
Lieu de travail : 75 - PARIS
Type de contrat : CDD
Nature de l'offre : Contrat de travail
Expérience : Débutant accepté
Formation et connaissances : Sens du sacrifice et de la mauvaise foi. Bon niveau de frappe en SMS. Savoir nier l'évidence quoi qu'il arrive et approuver toute déclaration du
Président. Etre à la fois populiste, démagogue et blanc.
Autres connaissances : Savoir avaler des couleuvres et des boas sur un pied et avec une main dans le dos. Boire le calice jusqu'à la lie sans se tacher. Promettre l'impossible
et jurer que ce sera tenu jusqu'à la mort. Soutenir le gouvernement et le Président en toutes circonstances. Avoir l'ouverture facile. Avoir une gueule qui passe à la télé. Ne pas faire plus
d'1,60 m (dérogations acceptées contre engagement de porter des semelles plates). Pouvoir proposer une idée de merde par jour et se déjuger le lendemain. Ne pas avoir été battu aux législatives ou
aux municipales. Etre de gauche ou du MoDem serait un plus.
Qualification : Soviet niveau 1
Salaire indicatif : Non communiqué (possibilité d'augmentation rapide)
Durée hebdomadaire de travail : 45 minutes le mercredi matin
Déplacements : Métropole, DOM, TOM, étranger (si vous êtes sage)
Taille de l'entreprise : Petite (comme le PDG)
Secteur d'activité : Communication, propagande, prestidigitation, mensonge d'Etat
Si cette offre vous intéresse, veuillez téléphoner à :
NICOLAS SARKOZY - PDG (SOCIETE CONFIDENTIELLE). TEL : 01 42 92 81 00
FRANCOIS FILLON - DRH (SOCIETE CONFIDENTIELLE). TEL : 01 42 75 80 00
PS : si vous vous appelez Nadine Morano, inutile de postuler.
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
0
Malgré la gigantesque raclée qu'elle a reçue dimanche dernier et hier soir, la droite assure que la sanction des électeurs est en fait un message d'encouragement
à intensifier les réformes ("sacrifices" en novlangue). Dès l'annonce de la défaite, les ministres UMP se sont évertués à diffuser la bonne parole sur les plateaux télés, tels des délégués
du Parti Communiste chinois affirmant qu'il ne se passe rien au Tibet. Pas de vote sanction, pas de remise en cause de la politique ou du "style présidentiel" : circulez bonnes gens, et fermez-la
jusqu'en 2012. Voici tout de même un petit rappel de ce qu'il s'est passé hier soir, c'est-à-dire ni plus ni moins qu'une large victoire de la gauche et un désaveu pour la droite, 10 mois à peine
après les présidentielles :

La gauche détient :
- 7 des 10 premières villes de France ;
- 62 des 100 premières villes ;
- 69,2 % des 39 villes de plus de 100 000 habitants ;
- 65,3 % des 118 villes de plus de 50 000 habitants.
Sans oublier l'effet Sarkozy sur les résultats des cantonales :
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
1
Pour ne pas que l'on puisse dire que le message n'est pas passé :
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
0

Alors que les bureaux de vote ouvrent dans quelques heures, on pourrait entendre Magyd
Cherfi chanter depuis le Capitole : "Je crois que ça va être possible". Bien sûr, la prime au sortant bénéficie à Moudenc. Bien sûr, Toulouse
est à droite depuis 37 ans. Bien sûr, le MoDem s'est officiellement rangé derrière le parti de la majorité. Bien sûr, les séides de l'UMP se radicalisent, sentant le vent du changement.
Bien sûr, bien sûr...
Les résultats du premier tour montrent pourtant que les Toulousaings en ont plein les berges de la Garonne. Leurs notables n'arrivent plus à obtenir un assentiment clair et total : ils sont bel
et bien sur la sellette. L'équipe sortante, bien que définitivement débarassée d'Ouste-Douste, a en effet réussi l'exploit de se mettre en danger, la liste Moudenc (ça fait rêver...) ne
réalisant qu'un modeste 42 % ; trois petits points de plus que celle du Pierre Cohen. Ce dernier dispose en outre d'une confortable réserve de voix à sa gauche, mais aussi à sa droite, puisque la plupart des colistiers du
très courageux Forget (5,9 %, rallié à la Sarkozye) ont appelé à voter contre l'UMP.
Les manoeuvres de dernière minute le montrent : la
fébrilité sera de mise au sein de la droite toulousaine, au moins jusqu'à demain 20 heures. On saura alors si la quatrième ville de France, imitant - avec 7 ans de retard - Lyon et Paris, fera
elle aussi le pari de la modernité. Les habitants de la ville rose sont bien trop ouverts, dynamiques et tournés vers l'avenir pour ne pas vouloir changer d'ère. Les Toulousains
sauront-ils se mobiliser pour renouveler leurs élites ? On espère qu'ils se régaleront : les crabes sont trop nombreux dans le panier.
recommander
publié dans :
Opposition !
par Bast
1
Réagissez