Le revirement de Sarkozy sur le nucléaire iranien
" J'ai changé ", jurait Sarkozy lors de son congrès d'investiture en janvier 2007. Et devant les nombreux retournements de veste du candidat de la droite, on ne peut qu'être d'accord.
La dernière transformation de taille (héhé) concerne l'Iran. A la différence d'Arlette Chabot & Cie, nous nous souvenons que lorsque Ségolène avait effectué sa tournée au Proche Orient, elle avait demandé davantage de fermeté vis-à-vis du régime des mollahs, qui ne devait pas accéder à la bombe atomique.
" Incompétence ! ", criaient alors en coeur les sarkozyste. " Irresponsable ! ", s'insurgeait Monsieur Sarkozy. Comment ferait-on pour négocier ? On a même cru qu'il était prêt à filer la bombe à la dictature religieuse pour donner tort à Ségolène.
Hier pourtant, c'est la conversion. Celui qui avait crié au scandale face à la fermeté prônée par Ségolène déclare (sans rire) qu'il n'y a " pas d'autre solution que les sanctions, progressives, de plus en plus fermes, et l'unité de la communauté internationale ". Demi-tour ! " On ne peut pas laisser le président iranien avec dans ses mains l'arme nucléaire, c'est absolument insensé ".
" Insensé "... Chabot, qui connaît mieux Nicolas Sarkozy qu'elle ne maîtrise ses dossiers, n'a pas mouffeté. Elle aurait pu lui demander : " Pourquoi un tel revirement ? " ; " Pourquoi changer d'avis ? ". Ou encore : " L'alignement de votre position sur Ségolène Royal sur le dossier iranien signifie-t-elle qu'elle avait raison, malgré les graves accusations que vous aviez alors émises vis-à-vis d'elle ? ". Ou même - plus dôle : " Les Iraniens, c'est des chiites ou des sunnites ? ".Rien de tout cela, braves gens. Alors Arlette, révéler l'incompétence de Sarko, vous estimez que c'est trop dangereux ?
En France, les journalistes jouent tous la carte Sarkozy. La concentration des pouvoirs et des intérêts de quelques uns dans les mains du clan Sarko fait que celui peut changer d'avis sans être inquiété en public.
Cotcot-codec !
Les actuelles opérations de maintenance entraînent des problèmes de mise en page. La compagnie s'engage à résoudre ces désagréments "à terme", comme on dit à l'ENA.
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